Le blog

Greenpeace VS Volkswagen : 16 mois plus tard

copyright Greenpeace David Robert JonesFin juin 2011, l’Organisation Non-Gouvernementale de protection de l’environnement Greenpeace avait lancé une vaste campagne afin de dénoncer l’image verte que se donne Volkswagen, pour que l’entreprise allemande s’engage plus dans la lutte contre le réchauffement climatique. On en avait parlé une première fois là, et on avait fait un premier point il y a un an (déjà !).

Rappel : de la campagne web menée par Greenpeace à la campagne à mener par les Jedis

En juin 2011, la campagne de Greepeace reposait sur 2 piliers.

D’une part, la vidéo parodique d’une publicité de VW a fait son travail : elle a été vue plus d’1,2 million de fois dans sa version anglaise sur YouTube, près de 250 000 fois dans sa version française sur YT, plus de 60 000 fois sur DailyMotion, plus de 50 000 fois dans sa version espagnole sur YT, etc., etc. Bref, la vidéo totalise plus de 1,5 million vues. Soit un petit peu moins que les… 54 millions de vues de la vidéo originale de VW (qui a donc été vue 11 millions de fois sur les 12 derniers mois).

D’autre part, une campagne virale, utilisant la vidéo, et reposant sur un site dédié, avait pour objectif de recruter des fans des jedis pour lutter contre VW. Plus d’un demi-million d’internautes ont ainsi « rejoint la rébellion ». La page Facebook associée, multilingue, compte 77000 fans.

Dans un premier temps, il y a 16 mois, l’objectif de Greenpeace était visiblement d’acquérir du fan (il y avait même des t-shirts en jeu) et de mobiliser les internautes autour d’une cause. Pour ensuite les inciter à l’action.

Levier vite actionné : dès le 1er juillet 2011, Greenpeace fait appel aux utilisateurs de Facebook pour qu’ils publient un message sur la page de VW (voir ici). Quelques semaines plus tard, Greenpeace propose un générateur d’images pour « polluer » le mur de VW.

De la campagne web à la campagne sur le terrain

L’ONG a ensuite commencé une série d’opération coup de poing : lors de Paris Plage en juillet 2011, dans des concessions VW à la veille du salon de l’auto de Francfort en 2011, à Ibiza…

Greenpeace est habitué des opérations spectaculaires, médiatiques, qui sont l’une de ses marques de fabrique.

Dernière action spectaculaire en date : le 27 septembre 2012, des militants de Greenpeace se sont rendus à la conférence de presse organisée par Volkswagen au Mondial de l’Automobile de Paris. Ils ont déployé une banderole « Volkswagen nous enfume ! » depuis le plafond, au-dessus du stand de VW et de la tête… du PDG de la marque, qui discourait. Ensuite, pour joindre les actes aux paroles, ils ont fait fumer (!) une Golf 7 en démonstration sur le stand, à l’aide d’un fumigène caché sous le véhicule :

Toujours lors du même Salon de l’automobile, des militants ont accroché deux bannières au-dessus de l’entrée au Mondial, le jour de son ouverture au grand public (29 septembre 2012).

Quelques jours plus tôt, à Berlin en Allemagne, une cinquantaine de militants se sont réunis lors du lancement de la nouvelle Golf (la VII), devant le lieu de la conférence organisée par VW, tout en accrochant de grandes bannières.

« Greenpeace continuera à faire pression, au Mondial de l’Automobile comme ailleurs, tant que Volkswagen ne soutiendra pas une réglementation européenne ambitieuse concernant les émissions de CO2 des voitures et ne proposera des modèles plus sobres aux consommateurs. Vous-aussi, mobilisez-vous sur vwdarkside.com » affirme l’ONG sur son site web.

L’ONG rappelle qu’elle est soutenue, dans cette campagne, par plus de 500.000 jedis (où la campagne sur le terrain s’appuie sur la campagne web…).

Sur le terrain médiatique, Greenpeace a envoyé, la dernière semaine de septembre 2012, à une centaine de journalistes spécialisés dans l’automobile, un faux dossier de presse reprenant les codes et le logo de VW. La contrefaçon « contestait la baisse de consommation annoncée sur la gamme Golf et reprochait (à l’entreprise) de ne pas appliquer aux voitures de série son savoir-faire en matière d’économies de carburant » précise l’AFP, citée par zegreenweb.com.

Bref

Greenpeace a dans un premier temps utilisé le web et son potentiel viral pour faire connaître son action (en diffusant une vidéo, en créant une fan page Facebook dédiée) et légitimer son action (« nous sommes soutenus par plus de 500.000 Jedis »). Si le web n’a ensuite pas été oublié (il reste un relais d’informations incontournable, il a permis d’organiser un concours de vidéos et une pétition photos est en cours sur vwdarkside.com [voir copie d’écran ci-dessous]), ce sont les actions sur le terrain qui ont été privilégiées, pour « provoquer » (une réaction de) VW.

Grenpeace organise une pétition sous forme de photos
Grenpeace organise une pétition sous forme de photos


Aucun Commentaire à “Greenpeace VS Volkswagen : 16 mois plus tard”

  1. jeux de monstres

    C’est bien ce que fait Greepeace, mais bon c’est quand même un peu frapper avec une épée dans le vide. Même si les voitures sont de moins en moins polluantes, elles le sont encore beaucoup et elles ne sont pas prêtes à se faire remplacer par des véhicules 100% écologiques…Mais c’est courageux de leur part car au moins ils agissent.

  2. coque iphone

    Vous ne trouvez pas que le mec dans la vidéo a un petit air de mister bean ?