Archive pour juillet 2009

Réseaux sociaux : FriendFeed, l’agrégateur d’amis

Mardi 28 juillet 2009

Un service de réseaux sociaux fait beaucoup parler de lui actuellement sur le Web 2.0 français : FriendFeed. Certains se demandent si une « grande migration » de Twitter vers FriendFeed va se produire, d’autre l’encensent ou le vouent aux gémonies… Petit tour d’horizon du phénomène.

FriendFeed, c’est quoi ?

Créé par des anciens de chez Google, FriendFeed est un service permettant de connecter ses différents profils sociaux (Facebook, Twitter, Gtalk…) sur une seule plateforme. On peut y voir une forme  d’ »agrégateur d’amis » (merci Morgan pour l’expression) : vous pouvez ainsi centraliser les « lifestreams » de vos contacts sur les différents réseaux sociaux, et vous pouvez poster sur FaceBook, Twitter et autres à partir de FriendFeed. Le service sera donc très utile aux Community Managers…

Le développement de FriendFeed (FF pour les intimes) est très rapide, l’effet viral semble être atteint. En témoignent ces quelques graphiques sur le sujet :

Évolution du volume de recherches sur "FriendFeed" (Google Trends)

Évolution du volume de recherches sur "FriendFeed" (Google Insights for Search)

Trafic sur Friendfeed.com (Google Trends for Sites)

Trafic sur Friendfeed.com (Google Trends for Sites)

FriendFeed, c’est bien ?

Oui et non…

Oui, parce que ce service propose des améliorations intéressantes par rapport à Twitter (qui, en comparaison, paraît très simpliste).

Le classement des contacts offre la possibilité de n’envoyer des messages qu’à un groupe défini de contacts : personnels, professionnels… On peut ainsi éviter d’envoyer des Twitts sur la fête de la veille à son employeur, ce qui est intéressant en termes de gestion d’identité numérique.

FriendFeed propose également de partager des fichiers : images, mp3, etc… Cette fonctionnalité peut rendre le réseau plus vivant, d’autant plus que les messages postés ne sont pas limités à 140 caractères.

Enfin, c’est le modèle des conversations qui est modifié, par rapport à Twitter.  Lors de la publication d’un élément sur FriendFeed, les réponses se font directement en-dessous de cet élément (un peu comme sur FaceBook). On peut donc suivre le fil d’une conversation, ce qui était très dur sur Twitter.

Ce dernier avantage est également un problème : les conversations se font sur FriendFeed, plus sur la source originale du contenu ! Là où Twitter incitait à la navigation (et éventuellement au commentaire) sur la page de contenu, FriendFeed incite à réagir… sur FriendFeed.

Ce service vampirise ainsi le contenu publié, en s’appropriant les conversations qui en découlent. Or, comme le dit une maxime chère aux référenceurs et rédacteurs web, Content is King !  Et le Contenu Généré par les Utilisateurs (CGU), sous forme de commentaires par exemple) montre que l’article original est de qualité, ou du moins source de réactions.  Il paraît logique que cette création de contenu profite au site source de l’information…

Alors, est-ce que FriendFeed « c’est mal » ?  Ce service dissout-il la conscience ? Ou même tue-t-il les rêves ? Y’aura-t-il une migration massive de Twitter vers FriendFeed ? Votre avis nous intéresse (mais laissez vos commentaires ici, sur blueboat.fr ;-) )

Online reputation : un réseau social professionnel sur l’e-réputation

Lundi 20 juillet 2009

e-réputation » href= »http://www.opinion-watch.com/online-reputation-1er-reseau-social-destine-aux-professionnels-de-le-reputation/comment-page-1/#comment-448″ target= »_blank »>Opinion Watch vient de créer un réseau social sur la thématique de l’e-réputation des entreprises. Basé sur Ning, le réseau Online Reputation est dédié aux professionnels, bloggers et agences qui s’intéressent à l’e-reputation. Une initiative très intéressante…

header-online-reputation

Les nouveaux métiers du web 2.0 (veille image de marque, Community Manager…) commençant timidement à s’institutionnaliser, il était logique de voir se créer un réseau social de ce type. C’est désormais chose faite avec Online Reputation. Le réseau social a comme but le partage d’expérience, de ressources, et de lieu de discussion sur les thèmes de l’e-reputation, de la veille d’opinion, du personal branding, du SMO/SEO, et du community management.

La création de ce réseau va également permettre au petit monde de l’e-réputation de mieux se connaître, de partager des informations ou des outils utiles au métier… Sur le groupe e-réputation créé par BlueBoat par exemple ! Vous pouvez également nous ajouter à vos amis, comme sur tout réseau social qui se respecte.

Une très belle réalisation, qui, espérons-le, contribuera à la prise de conscience par les entreprises de l’importance de leur « image web 2.0« …

Google Suggest et l’e-réputation des entreprises

Jeudi 16 juillet 2009

Google a été condamné le 7 mai dernier pour « une campagne de dénigrement indirect », à l’encontre de Direct Énergie. Un cas intéressant, qui met bien en valeur l’importance de l’image de marque en ligne d’une entreprise.

En effet, lorsqu’un internaute cherchait « Direct Énergie » sur Google, la fonction Google Suggest proposait en premier lieu la recherche « Direct Énergie arnaque »… On peut comprendre que cela déplaise au fournisseur d’électricité. Ainsi, Direct Energie a engagé une action en référé contre Google, et l’a gagnée.

Le Tribunal de Commerce de Paris a donc condamné Google à retirer le terme « arnaque » des suggestions de recherches relatives à Direct Énergie. Cette suggestion constituait selon lui une « campagne de dénigrement indirect » envers Direct Énergie.

La défense de Google a argumenté sur le fait que Suggest était une « fonction statistique, automatique et objective du moteur de recherche Google », indiquant que « ces suggestions ne sont que le reflet objectif des recherches qui sont statistiquement les plus fréquemment effectuées par les internautes ».

L’e-réputation devient visible sur Google

Ce cas illustre l’importance de la réputation en ligne des sociétés, de leur image de marque. En effet, cette suggestion Google n’est pas totalement le fruit du hasard. Une simple recherche sur les mots-clés « direct energie forum » donne des résultats peu flatteurs pour le fournisseur d’électricité. Dans les 10 premiers résultats, on peut voir (entre autres) :

  • 2 résultats provenant du forum « Les Arnaques » (dont [Direct Energie]ATTENTION AUX PRIX)
  • « TRES EN COLERE contre Direct Energie » sur CommentCaMarche
  • « Direct Energie: attention arnaque » sur Canardpc.com

Cette apparente mauvaise e-réputation est à mon avis l’élément de base. En ayant vu ces forums, un internaute se renseignant sur Direct Energie sera tenté de vérifier si d’autres contenus web font mention d’une arnaque… Pour ce faire, quoi de plus logique que de rechercher « Direct Énergie arnaque » ? C’est ainsi que Google a dû enregistrer un important volume de recherches sur cette expression, et proposer automatiquement cette suggestion peu flatteuse pour l’entreprise.

Ainsi, pour se prémunir contre ce genre de mésaventure, il aurait été plus intéressant d’anticiper, de créer des contenus positifs en faveur de Direct Énergie. Ces contenus (forums, blogs…) auraient pu prendre la place des forums mentionnés ci-dessus, évitant ainsi que l’internaute n’aie un a priori négatif sur la marque. Ainsi, cette disgracieuse suggestion n’aurait peut-être pas vu le jour…

Google Suggest sur la recherche "Direct Energie"

Google Suggest sur la recherche "Direct Energie"

Source :

Abondance : Google Suggest condamné

Les réseaux sociaux locaux

Jeudi 9 juillet 2009

Internet, c’est fantastique : on peut entrer en contact avec l’autre bout de la planète. Mais pour quoi faire ? On s’aperçoit aujourd’hui que l’internaute s’intéresse de plus en plus à ce qui se passe près de chez lui… Dans ce contexte, les réseaux sociaux et sites axés sur la proximité sont promis à un bel avenir.

On estime que 20% des requêtes sont ciblées géographiquement (aux USA du moins). Ce chiffre peut donner une idée de l’importance de la problématique de localisation sur Internet. Or, que recherchent ces personnes ? Il peut s’agir d’actualité, de services, de commerces…

Plusieurs réseaux sociaux se sont construits sur ce principe. Le premier est Peuplade, qui propose de découvrir vos voisins. Vous pourrez ainsi connaitre l’actu de votre quartier, lire les petites annonces, ou plus simplement vous faire des amis… Une possibilité de créer un espace « pro » vous est offerte.

Dans le même créneau, Voisineo reprend globalement les même fonctionnalités. Il rajoute des idées de sorties, des services de proximité, ainsi que la possibilité de créer des groupes….

Le réseau social Ma Résidence va même plus loin (ou plus près, comme vous voulez) en proposant d’entrer en contact avec vos voisins, dans votre immeuble.

Le Web est-il en train de créer du lien social off-line ?

Le Chat, de Philippe Geluck

Le Chat, de Philippe Geluck

L’identité numérique se construit malgré vous…

Mercredi 1 juillet 2009

Nos amis de Première Place nous ont signalé un cas intéressant en matière d’identité numérique. Chacun sait qu’il faut être prudent sur Internet, ne pas laisser d’informations personnelles en ligne. Mais qu’arrive-t-il quand ces informations sont publiées à votre insu ?

Le cas est simple, mais assez inquiétant : une personne (appelons-la Marie) consulte le site Amazon, ajoute des articles dans son panier (en étant connecté à son compte Amazon) mais ne les achète pas. Ces produits restent donc dans son panier, sous forme d’intentions d’achats.

Or, que constate-t-on en recherchant le nom de Marie sur un moteur de recherches ? Amazon a créé une page « liste de vœux », à partir de ce panier d’achat… sans avertir ladite Marie. Ainsi, chacun peut savoir ce qu’elle  souhaitait acheter. Le seul moyen d’effacer cette page est de supprimer le contenu du panier d’achat.

Le but de cette création de pages par Amazon est le référencement ; plus un site possède de pages accessible par Google, plus il sera jugé important (entre autres critères). Cette page est optimisée pour les moteurs, contient une bonne proportion de mots-clés intéressants pour Amazon. Bref, tout est fait dans une optique de référencement (voir capture d’écran ci-dessous).

Mais qu’en est-il de la vie privée, et de l’identité numérique ? Marie souhaite-t-elle faire part de ses intentions d’achat au Web entier ? Rien n’est moins sûr…

Page "liste de veux" sous Amazon

Page "liste de veux" sous Amazon


Une réalisation agence de blog en AlsaceGestion de l'identité numérique